
Comment créer
soi-même
sa SCI (immobilier)
(capital fixe ou variable)
Peut-on
créer librement
une SCI seul, et dans ce cas, a t-elle la même valeur juridique
que dans le cas où elle
serait montée par un notaire, avocat ou toute autre personne autorisée
?
La réponse est OUI. Une SCI créée par vous même
aura la même valeur que dans tous les autres cas. Dans certaines situations,
l'appel à un
notaire est recommandé, nous verrons ces particularités sur
ce site...
La
création
d'une Société Civile
Immobilière (S.C.I) ne nécessite aucun capital minimum. Quelle
que soit sa nationalité, toute personne physique ou morale peut être
associée dans une S.C.I. Notre dossier va
vous faire découvrir les différents volets juridiques et
pratiques indispensables à connaître, pour monter ce type
de société qui ne peut gérer que de l'immobilier et ne peut
en aucun cas, faire de commerce. Toutefois, vendre un immeuble occasionnellement
ne représente pas une opération commerciale, pas plus que de louer
des locaux vides, sans meubles. En revanche, la location de locaux meublés est
une opération commerciale. une SCI ne peut donc pas louer de chambre aménagée
avec des meubles. Elle le peut cependant si la recette de ces locations ne dépassent
pas 10 % du chiffre d'affaires annuel.
Prenons un exemple.
Une SCI dispose de plusieurs appartements. Elle en loue la plupart en "vide"
et réalise un chiffre d'affaires annuel de 40.000 euros. Elle possède également
une chambre qu'elle loue meublé (à la montagne) produisant ainsi
un chiffre d'affaires de 3.500 euros.
Ceci ne pose aucun problème puisque le chiffre d'affaires annuel produit
par les locaux meublés ne dépassent pas 10 % du CA.
Bien entendu,
on peut contourner ce problème en créant une deuxième société commerciale
cette fois (SARL,
SEP, etc...) qui louera les appartements ou locaux commerciaux à la
SCI, pour elle même les relouer en vide ou en meublé !
Il est une disposition de larticle 1832 (loi du 11 juillet 1985) du
Code civil, commune à toutes les sociétés, dont la teneur
est la suivante : La société est instituée par
deux ou plusieurs personnes, qui conviennent par un contrat, daffecter
à un entreprise commune, des biens ou leur industrie, en vue de partager
le bénéfice ou de profiter de léconomie qui pourra
en résulter. (...) Les associés sengagent à contribuer
aux pertes. Une deuxième disposition précise, pour ce
qui concerne le statut spécifique des sociétés civiles,
le caractère précis de ces dernières (art. 1845 du Code
civil): ... Ont le caractère civil, toutes les sociétés
auxquelles la loi nattribue pas un autre caractère à raison
de leur forme, de leur nature, ou de leur objet.
Tout au long de ce dossier, on ne perdra pas de vue ces deux articles, base
de la Société Civile (S.C) dont nous parlerons bientôt,
et la Société Civile Immobilière (S.C.I). La S.C.I est
donc régie par le Code civil, plus particulièrement, par les
articles 1845 à 1870-1. Larticle 1832 du Code civil définit
la S.C.I comme un contrat et doit faire lobjet obligatoirement, dun
écrit. Ce contrat ne peut se former que si les parties ont donné
leur consentement, physiquement capables dexprimer leurs désirs,
ce qui exclut toute personne dont les facultés mentales sont altérées.
Peuvent donc sengager, toute personne ayant la capacité de le
faire, cest-à-dire :
- le majeur;
- le majeur sous sauvegarde de justice;
- le majeur en curatelle assisté de son curateur;
- le majeur sous curatelle avec laide de son tuteur;
- le mineur émancipé directement ou par mariage pour la femme;
- le mineur non émancipé, mais avec laide de son représentant
légal autorisé par le juge;
Il est important douvrir une parenthèse concernant lenfant
mineur. Larticle 2 du Code de commerce indique quun mineur, même
émancipé, ne peut être commerçant. Or, la S.C.I
na pas dactivité commerciale. Dans ces conditions, un
enfant mineur peut être associé à une Société Civile
Immobilière. Sil nest pas émancipé, il devra
être représenté par son administrateur légal ou
son tuteur. Les apports quil pourrait faire dans la société
devront être préalablement autorisés par le juge des
tutelles.
Par ailleurs, on peut créer une S.C.I entre époux, sans aucune
réserve (article 1832-1 du Code civil), même sils nemploient
que des biens de la communauté pour les apports à une société,
ou pour lacquisition de parts sociales le conjoint doit simplement
en
être informé et cette mention doit figurer dans lacte
des apports.
Deux époux seuls, ou avec dautres personnes, peuvent être
associés dans une même S.C.I et participer ensemble ou non, à
la gestion sociale. Les avantages et libéralités résultant
dun contrat de société entre époux ne peuvent être
annulés parce quils constitueraient des donations déguisées,
lorsque les conditions en ont été réglées par
un acte authentique (notaire)
Enfin, une personne morale (société, entreprise) peut faire
partie dune S.C.I à la condition quelle ait une personnalité
juridique. Cest ainsi quune société en participation
(S.E.P) ou une société de fait, en tant que telle, ne peut être
associée à une Société Civile Immobilière.
Objet de la société ...
Lobjet de la S.C.I doit obligatoirement être civil, à lexclusion
de toute activité commerciale. Elle est constituée pour acheter
et posséder des biens immobiliers.
La S.C.I ne peut par exemple, acheter un appartement pour le revendre (à
titre régulier), ce serait un acte commercial. En revanche, rien ninterdit
à la société de revendre son bien immobilier (sans en
provoquer un commerce). Elle ne peut non plus meubler cet appartement en
vue de le louer en meublé(elle peut en revanche, le louer
vide).
Il existe toutefois une astuce légale pour contourner la revente :
la Société Civile Immobilière peut acheter un terrain
pour y construire un immeuble, et le revendre par la suite. Lopération
de revente permet déchapper à lexercice dune
activité commerciale.
La gérance de la S.C.I
Pour mettre fin a un certain laxisme, la loi n°78-9 du 4 janvier 1978
a organisé le fonctionnement de la Société Civile Immobilière.
Il existe donc deux organes de gestion : la gérance dune part,
et lassemblée des associés dautre part.
La gérance.
La société est gérée par une ou plusieurs personnes
(aucun maximum), quelles soient associées ou non à la
création, avec indication dans les statuts ou par un acte distinct
(procès verbal), ou désignées par une décision
des associés réunis en assemblée. Sauf décision
contraire des statuts, les associés présents à cette
assemblée doivent représenter au moins plus de la moitié
des parts sociales.
Une personne morale (société, entreprise) peut être nommée
gérante de la société. Ses dirigeants sont alors soumis
aux mêmes conditions et obligations que sils étaient gérants
en leur nom propre, sans préjudice de la responsabilité solidaire
de la S.C.I. Ils encourent les mêmes responsabilités civiles
et pénales.
La situation fiscale et sociale du (ou des) gérant.
1 - Le gérant nest pas associé
Dun point de vue fiscal, le gérant sil nest pas
associé, sera imposable à limpôt sur le revenu
des personnes physiques, et le salaire versé sera une charge déductible
pour lentreprise. Socialement, il bénéficiera du régime
de droit commun des salariés puisquil existera entre la société
et lui, un lien de subordination.
En revanche, si le gérant (associé ou pas) nest pas salarié,
il ny a aucune charge sociale à payer (les services de lURSSAF
ont confirmé ce point à notre rédaction).
2 - Le gérant est associé
Son régime fiscal est celui dun associé salarié
(voir plus loin, à ce propos, le chapitre concernant le statut
social et fiscal dun associé). Au niveau social, il sera
assujetti au régime des non-salariés (comme les entrepreneurs
individuels) sil est majoritaire.
Indispensables à connaître
Quelle soit civile ou non, la création dune société
donne naissance à une personnalité juridique différente
de celle de chacun des membres qui la composent. On dit quune société
est une personne morale.
Comme nous lavons vu, larticle 1835 du code civil précise
que les statuts doivent être établis par écrit.
Ils déterminent, outre les apports de chaque associé, la forme,
lobjet, lappellation, le siège social, le capital, la
durée de la société et les modalités de son fonctionnement.
Nous allons étudier chacun de ces points dans ce chapitre.
Les associés.
Pour créer une S.C.I, il faut être au minimum deux personnes.
Il ny a aucun maximum prévu par la loi. Il ny a aucune
condition de qualité, ni de nationalité requise pour être
associé. Peuvent être associées, des personnes physiques
avec des personnes morales, ou bien, des personnes morales ensembles, ou
encore, des personnes physiques uniquement. Attention, comme pour nimporte
quelle structure juridique, un associé prête-nom,
cest
à dire, nayant aucune volonté duvrer dans
un objectif commun et ne prêtant que son nom pour compléter
une liste dassociés, peut se voir poursuivi en cas dinfractions
ou de mauvaise gestion. Mais surtout, la société peut faire
lobjet dune action en nullité pour ces mêmes raisons.
Durée de la société.
La durée maximum dune société en France, est de
99 ans. Toutefois, elle peut être plus courte. Aucune durée
minimale nest imposée par les textes !
La dissolution de la société nintervient pas obligatoirement
à la date fixée dans les statuts. Elle peut être, en
effet,
écourtée ou prorogée par lassemblée des
associés.
Lobjet social.
Lobjet social est lactivité définie par les associés.
Nous rappelons quil est interdit dexploiter une activité
commerciale. Lobjet aura donc pour but de réaliser des économies
ou des bénéfices (encaissement de loyers, par exemple).
Le capital social.
La loi ne fixe aucun montant minima pour le capital des sociétés
civiles immobilières (S.C.I), ni la valeur nominale des parts sociales.
Ces dernières doivent être de valeur égale, dun
montant librement décidé par lensemble des membres fondateurs.
Ce capital peut être constitué par des apports en numéraire,
par des apports en nature (biens matériels , mobiliers et/ou immobiliers)
ou en industrie (temps de travail consacré à la société,
les relations de lapporteur, ses connaissances techniques, etc...),
ou bien, par les trois à la fois. Nous vous déconseillons cependant
les apports en industrie : ceux-ci ne concourent pas à la formation
du capital et posent souvent des problèmes, lors de la répartition
des bénéfices.
En théorie, il est possible de monter une S.C.I sans aucun capital
minimum (exemple, 1 euro suffit)
Le capital peut être variable.
Les articles L.231-1 à L. 231-8 du Code de commerce, concernant le
capital variable est applicable aux S.C.I. Il sera fixé un capital
fixe minimum (qui
sera celui de la SCI), ainsi qu'un montant de capital
maximum (qui ne sera pas apporté). Le capital pourra varier entre
ces deux montants sans qu'il y ait besoin de modifier les statuts, ni effectuer
d'annonce légale ou autres formalités...
Prenons un exemple pratique.
Le montant minimum du capital de la S.C.I est de 100 euros. Le capital maximum
est de 300.000 euros. Par l'arrivée de nouveaux associés, on
décide de porter le capital minimum à 2.000 euros au lieu de
100. Un simple procès verbal suffira. Pas de formalités à accomplir.
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s/ ILES VIERGES |
On notera que cette forme variable
présente un certain nombre davantages, notamment, lors de
larrivée de nouveaux associés, ces derniers n'ont
pas à figurer dans les statuts (ils seront nommés dans
le procès verbal, lequel restera en interne, dans le cahier des
assemblées
du gérant). Les noms ne seront pas publiés, donc,
pas connus du public (discrétion parfois utile). Ceci évite
aussi les frais d'enregistrement de l'ordre de 250 euros + annonce légale
!
Le siège social.
Cest ladresse du domicile de la société. Celui-ci
peut être un local commercial, une boutique, un bureau pour lequel
vous contracterez un bail commercial de trois, six ou neuf ans (ou un bail
précaire de 24 mois).
La constitution de la société...
Le dépôt du dossier.
Le dossier comprenant deux exemplaires des statuts, les pièces demandées
et limprimé de déclaration (type MO) doit être
déposé
au Centre des Formalités des Entreprises (C.F.E). Ce dernier soccupera
de toutes les inscriptions sociales et fiscales. Si vous ne connaissez pas
ladresse du C.F.E dont vous dépendez, adressez-vous à
la mairie de votre commune, à la Chambre du Commerce et de lIndustrie,
à la Chambre des métiers, ou plus simplement, en la cherchant
dans lannuaire téléphonique, sur internet, ou sur minitel.
Les incidences fiscales des associés.
A lexception de celles qui y sont soumises par leur objet (et ont décidé d'une
imposition à l'IS),
les sociétés
civiles immobilières ne sont pas passibles de limpôt sur
les sociétés. Comme le font les entrepreneurs individuels (sans
toutefois comparer les deux statuts), les bénéfices encaissés
par chaque associé entreront dans le revenu global de ce dernier.
Sur la déclaration annuelle, ils seront portés en tant que
revenus fonciers pour les personnes physiques, et comme bénéfices
commerciaux, sil sagit dune société associée
de la S.C.I.
Il convient de signaler deux particularités. Dune part, dans
le cas ou le /les associés sont salariés, et dautre part,
lorsquun immeuble dhabitation est mis à la disposition
gratuite dun associé.
1°- Les salaires des associés :
Si lassocié est salarié de la S.C.I, le salaire nest
pas déductible des bénéfices en tant que charges. En
effet, ladministration fiscale considère quil sagit
dune distribution du bénéfice social. En conséquence,
les salaires perçus seront imposés pour lassocié,
comme des bénéfices. Il en sera de même pour tout avantage
en nature, sauf pour un immeuble mis à titre gratuit, à la
disposition de lassocié.
2° - Immeuble dhabitation mis à la disposition gratuite
dun associé:
Dans le cas où un associé a la jouissance gratuite dun
immeuble dhabitation appartenant à la S.C.I, ladministration
ne considère pas quil sagit dun bien en nature,
ni dun revenu imposable pour lassocié, étant donné
quil nexiste pas de location entre les deux parties. Ladministration
fiscale considère que la S.C.I a la jouissance de limmeuble,
et quelle nest pas imposable par la mise à disposition
gratuite envers lun de ses membres. En dehors de grosses réparations
qui sont déduites normalement des charges (isolation thermique, ravalement,
grosses réparations, intérêts demprunt...), les
autres charges ne sont pas déductibles des bénéfices.
Des règles particulières sont appliquées. Pour en connaître
les dernières applications, on se rapprochera des services fiscaux
(article 156.1-3° du Code général des impôts).
Les associés en famille.
Deux cas de figure peuvent être envisagés : la situation des
époux pendant le mariage, la situation en cas de divorce et ce que
deviennent les parts dun associé qui décède.
1°- La situation des époux associés pendant le mariage.
Lutilisation de biens qui leur appartiennent personnellement, (biens
propres) dans le régime de communauté. Sous le régime
de séparation de biens ou de participation aux acquêts, les époux
ne rencontrent aucun problème particulier. En revanche, il peut en
être différemment quand les époux utilisent les biens
communs comme apports si certains points nont pas été
respectés. Le statut des époux en société est
soumis aux articles 1832-1 et 1832-2 du Code civil résultant des lois
n° 85-596 du 10 juillet 1982 et n° 85-1372 du 23 décembre
1985.
Larticle 1832-1 autorise des époux à sassocier,
même sils nemploient que des biens de communauté
pour les apports ou lacquisition de parts sociales. Deux époux
seuls, ou avec dautres personnes peuvent être associés
dans une même société, et participer ensemble ou non,
à sa gestion sociale.
Lalinéa 2 du même article indique que les avantages
et libéralités résultant dun contrat de société
entre époux ne peuvent être annulés, parce quils
constitueraient des donations déguisées lorsque les conditions
en ont été réglées par un acte authentique
(cest à dire, devant notaire).
Un époux ne peut employer des biens communs pour faire un apport à
une société, sans que son conjoint en ait été
averti, et sans quil en soit justifié dans lacte. Le conjoint
laisé pourra demander au juge, lannulation de lacte dapport.
Il y a donc obligation dinformer le conjoint. Cest lépoux
qui fait lapport qui aura la qualité dassocié.
Cependant, si le conjoint de lapporteur a notifié à la
société
de son intention dêtre personnellement associé, la qualité
dassocié lui sera reconnue pour la moitié des parts souscrites
à la condition que cette intention ait été manifestée
lors de lapport, lagrément ou lacceptation.
Si cette notification est postérieure à lapport ou à
lacquisition, les clauses dagrément prévues à
cet effet par les statuts, sont opposables au conjoint. Lors de la délibération
sur lagrément, lépoux associé ne participe
pas au vote et ses parts ne sont pas prises en compte, pour le calcul du
quorum et de la majorité.
2°- La situation en cas de divorce.
Plusieurs cas peuvent se présenter, selon que les époux sont
ou pas associés, ou quil sagit de biens communs ou non.
Si les apports proviennent de biens propres, lépoux conservera
la valeur de cet apport dans son patrimoine personnel, et le conjoint ne
pourra en aucun cas, réclamer quoi que ce soit (même en labsence
de la déclaration de remploi prévue par larticle 1434
du Code civil).
Si les époux sont tous deux associés, et que les apports ont
été fait par des biens communs à part égale,
chacun reprend simplement ses apports, sans litige possible, puisquils
sont associés à 50/50. Toutefois, puisquil sagit
de biens communs, les parts seront mentionnées dans létat
liquidatif de communauté (au moment du divorce) et seront soumises à la
perception des droits de partage.
En revanche, si un seul des époux est associé, ce dernier devra,
sagissant des biens communs, verser la moitié de la valeur des
parts au jour du partage. Là également, il y aura perception
des droits au partage.
3°- Que se passe t-il si un associé décède
?
Lorsquun associé décède, la société
civile nest pas dissoute. Elle continue à fonctionner avec les
héritiers ou les légataires. Cependant, il peut être
prévu dans les statuts, quils doivent être agréés
par les associés. Les statuts peuvent aussi prévoir quà
la mort de lun des associés, la société continuera
avec les seuls associés survivants, ou sera dissoute.
Les statuts peuvent aussi adopter dautres mesures dans ce cas. Par
exemple, que la société continuera avec le conjoint survivant,
ou bien, avec un ou plusieurs des héritiers, ou bien encore, avec
toute autre personne désignée par les statuts, enfin, par disposition
testamentaire.
Si par suite du refus dagrément par les associés survivants,
les héritiers ou légataires ne deviennent pas associés
de la S.C.I, ces derniers nauront le droit de recevoir que la valeur
des parts sociales du défunt.
Responsabilité et imposition
La responsabilité des associés.
A légard des tiers, les associés répondent indéfiniment
des dettes sociales à proportion de leur part dans le capital social,
à la date de lexigibilité ou au jour de la cessation
des paiements. Lassocié qui na fait quun apport
en industrie, est responsable comme celui dont la participation dans le capital
social est la plus faible.
Comptabilité.
Il est indispensable détablir une comptabilité. Toutefois,
deux cas sont préciser selon si vous optez pour limposition
de la S. C. I pour limpôt sur les sociétés (I.
S) ou pour limpôt sur le revenu (I. R).
1°- Imposition sur les sociétés.
Le bilan comptable sera obligatoirement, en fin de chaque exercice, déposé
au Tribunal de commerce (comme ont lobligation les sociétés
commerciales) . La société sera imposée sur les bénéfices,
au taux en vigueur (33,33 % en 2007) ou 15 % pour les bénéfices
non distribués...
2°- Imposition sur le revenu.
Il nest pas obligatoire de déposer la comptabilité au
Tribunal de commerce si lon a fait le choix de limposition sur
les revenus. Ainsi que nous lavons vu plus haut, sil existe des
bénéfices, chaque associé sera imposé individuellement
pour la part quil a reçu. Cette étude bien documentée
vous aidera nous lespérons, à bien comprendre le mécanisme
de ce type de société, à la créer avec plus de
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