
Changer
de capital sans avoir à accomplir aucune formalité, c'est possible
avec la société à responsabilité limitée à capital
variable. Les nouveaux associés peuvent ne pas figurer sur les statuts,
ce qui assure un confidentialité vis-à-vis du "public", et le capital
réajusté en cas de vente, ce qui peut permettre de payer moins
de plus-value...
La S.A.R.L (et E.U.R.L)
à capital variable présente la particularité d’être
plus souple qu'une société à capital fixe. Incluse dans
le Code de commerce, la notion de variabilité présente l’avantage
d’augmenter le capital ou de le diminuer (sans qu’il ne puisse
être toutefois inférieur à... 1 euro) sans avoir à
faire à nouveau les formalités et publications dans un journal
d’annonces
légales, ni un nouveau dépôt des statuts,
au registre du commerce (d'où une économie de 230 euros chaque
fois + annonce légale soit 80 à 120 euros).
Gain de temps, et d’argent !
Un autre point peut être aussi, dans certaines situations, intéressant
: seuls les associés fondateurs figurent sur les statuts.
Sauf à vouloir les mettre à jour (avec un coût de 230 euro) ce
qui n’est pas obligatoire dans le cas d’une société à capital
variable, l’associé
nouveau ou remplaçant le ou les associés fondateurs, ne
sera pas connu du public (rappel : tout
citoyen peut obtenir auprès du tribunal, une copie des statuts de n’importe
quelle société immatriculée, sans en demander
l’autorisation au gérant de la société)
La société à capital variable reste plus souple que la S.A.R.L
(et la E.U.R.L) à capital fixe. Si le capital social est important, on
peut décider de ne libérer que 20 % du montant du capital
à la création, et le solde, l’apporter dans les 5 années
suivantes.
Le travail “au noir” étant interdit en France et dans la plupart
des pays industrialisés dans le monde, cette formule permet aussi d’avoir
des collaborateurs-associés, travaillant pour l’entreprise sans
salaire mais avec un intéressement sur les bénéfices. Rappelons
qu'un associé peut travailler gratuitement pour sa société sans
qu’il puisse pour autant être poursuivi de
travailler illégalement “au noir” (il ne doit toutefois pas
avoir de contrat de travail avec la SARL).
Créer sa propre société n’est plus complexe si l’on
dispose des bonnes informations. Grâce à la simplification des formalités
mise en œuvre par les autorités ces dernières années,
une société peut se créer en moins d’une demi-journée
(si l’on a pris le soin de demander, pour le gérant, un extrait
de naissance, et expédié l’annonce légale au journal
régional).
Notons que la S.A.R.L à capital variable se gère et s’administre
comme une S.A.R.L à capital fixe. Il n’y a pas de conseil de gestion,
pas plus besoin d’un autre formalisme que celui connu pour les S.A.R.L.
Généralités sur les SARL.
• Les
apports. Il en exite de plusieurs types.
Les associés doivent faire des apports (que ce soit une SARL ou EURL,
àcapital fixe ou variable). Trois sortes d’apports sont possibles
dans la SARL.
- les apport en numéraires
- les apports en matériel
- les apports en industrie (nouveau).
Un apport en industrie est par exemple, une estimation du temps passé
ou un savoir-faire mis à la disposition de la société.
Les apports en industrie donnent droit à la répartition des
bénéfices, mais ne contribuent pas au capital (c’est-à-dire
que l’on peut posséder des parts sociales, sans avoir à
investir un seul centime dans le capital).
Prenons un exemple :
La société se crée avec trois associés, et un
capital de 7.500 euros (nous prenons volontairement un capital élevé
pour nos exemples, ceci, pour une meilleure démonstration. Rappelons
que désormais, le capital minimum est de 1 euro et que le montant
des parts sociales est totalement libre), divisé en parts sociales
de 20 euros, soit 375 parts. Le premier associé possède 150
parts sociales, le deuxième 150 parts et le troisième se voit
attribuer 75 parts, mais en contre-partie de son savoir-faire, c’est-à-dire,
en “apports en industrie”. Ce sont donc les deux premiers associés
qui feront des apports (en espèces, soit en matériel) de la
totalité du montant du capital en proportion du nombre de parts.
On note que les deux associés apportent la même valeur. Ils
auront donc à régler chacun la moitié du montant du
capital, soit 3.750 euros. Le troisième associé n’aura
rien à
débourser, mais aura droit comme les deux autres, à la répartition
des bénéfices, par rapport à son nombre de parts.
Capital des
SARL (et EURL)
à capital variable.
Il existe deux notions du terme “capital” pour la société à capital
variable : le capital souscrit (minimum) (montant du capital qui sera apporté
par l’ensemble des associés dans un délai de 5 ans à
dater de la création) et le capital maximum.
• Le capital minimum souscrit doit être d’un minimum de 1
euro.
• Le capital maximum n’engage aucun des associés. Ce montant
détermine le seuil jusqu’auquel le capital pourra varier (sans
avoir à accomplir les formalités obligatoires dans le cas d’une
S.A.R.L à capital fixe).
Exemple :
Une société a fixé son capital minimum à 7.500
euros et son capital maximum à 60.000 euros. Si lors de l’arrivée
de nouveaux associés, le nouveau capital passe à 10.000 euros
en apportant des capitaux, il n’y aura pas lieu de refaire de formalités
auprès du tribunal de commerce. Un simple procès verbal consigné dans
le livre des assemblées suffira.
On peut n'apporter qu'une partie du capital.
Jusqu’à la récente loi du 15 mai 2001 (n° 2001-420,
JO du 16 mai 2001, page 7776) ce capital devait être entièrement
libéré. Désormais, depuis cette même date, on
peut ne libérer que 1/5° (c’est-à-dire, 20 %) du
montant du capital social souscrit.
En d’autres termes, si le montant du capital est de 7.500 euros, vous
pourrez n’apporter que 1.500 euros à la création (en
espèces obligatoirement). Le reste, soit 6.000 euros, devra être
libéré
dans les 5 années suivant la création (article 223-7 du Code
de commerce).
Pas besoin de délibération de l’assemblée des
associés pour provoquer la libération du capital restant. On
peut donc créer une SARL avec un apport de seulement 1 euro en espèces.
Apport en matériel.
Il est également possible d’apporter du matériel (si
le capital est important, cette éventualité peut être
très intéressante). Cette solution permet de libérer
une bonne partie du capital, sans trop de frais.
La procédure est simplifiée, puisque jusque 50 % du montant
du capital, on peut estimer soit-même la valeur de ce matériel
(factures non obligatoires). Au delà d’un apport supérieur
à 50 %, c’est un commissaire aux apports qui doit en faire l’estimation
(la liste de ces derniers vous sera fournie par le tribunal de commerce d’où
est situé votre siège social. Cette prestation n’est
pas gratuite. Comptez une moyenne minimum de 7.000 euros).
En résumé, si le capital minimum souscrit de votre société
est de (par exemple) 7.500 euros, vous pourrez apporter un ou plusieurs biens
(ordinateur, mobilier de bureau, matériel divers, imprimante, etc...)
dont la valeur totale ne dépasse pas 3.750 euros (24.598 francs),
sans avoir à produire de justificatif.
Il est utile de souligner que si des apports sont fait en matériel
pour un montant représentant 50 % du total du capital (ou moins),
il sera quand même obligatoire d’apporter les 20 % dont nous
avons parlé tout à l’heure, en espèces. Si bien
que dans ce cas de figure, vous aurez apporté :
- 20 % du capital en espèces, et
- 50 % en matériel.
Au départ, vous aurez donc libéré 70 % du capital. Il
ne vous restera plus que 30 % à apporter dans les 5 années
suivantes.... Attention : les apports en matériel ne peuvent se faire
qu’au moment de la création.
Le montant du capital souscrit sera réparti entre les associés
en fonction de leurs apports, et divisé en parts sociales. La valeur
de celles-ci sera par exemple de 20 euros (depuis le 6 août 2003,
On peut décider de n'importe quel montant pour les parts sociales).
Ainsi, pour un capital de 7.640 euros, le nombre total sera de 382 parts
(7.640 : 20).
Tant que le capital social souscrit n’est pas entièrement libéré,
on ne peut pas procéder à une augmentation du capital (article
223-7 alinéa 1), ni d’accepter de nouveaux associés.
Précisons aussi que tout nouvel associé devra dès l’apport,
libérer entièrement son capital (en numéraire).
Associés.
Dans une société à responsabilité limitée,
l’associé n’a pas à avoir la qualité de
commerçant. Pour monter une SARL il faut être deux associés
au minimum (un seul dans une EURL). Une autre société (personne
morale) peut devenir associée d'une SARL.sauf si elle est déclarée
incapable (article 1123 du Code civil) ce qui obéit aux règles
de droit commun, sous réserve de dispositions particulières.
Associé étranger
Un étranger peut être associé, sans avoir besoin de carte
de commerçant étranger ou d’une résidence en France
(mais il ne pourra pas être gérant dans ce cas). Cependant,
la souscription au capital ou l’achat de parts peut-être soumis à
un agrément administratif à raison du contrôle des investissements
étrangers en France (contrôle des changes).
Epoux
Enfin, lorsque deux époux sont associés dans une société,
participent à sa constitution, ou acquièrent des parts, la
qualité
d’associé appartient à celui des époux qui a effectué
l’apport ou réalisé l’acquisition (article 1832-2,
alinéa 2 du Code civil). Quel que soit le régime matrimonial,
l’application de cette disposition ne soulève aucune difficulté
lorsque l’apport ou l’acquisition est réalisé au
moyen de biens propres.
En cas d’apport de biens communs, la qualité d’associé
doit également être reconnue, pour la moitié des parts
souscrites ou acquises, au conjoint du souscripteur ou de l’acquéreur
qui notifie à la société son intention d’être
personnellement associé (Code civil, article 1832-2 alinéa
3).
Le défaut d’information au conjoint entraîne, sauf
ratification de sa part, nullité de l’apport ou de l’achat
(article 1427 du Code civil.
En principe, il n’y a aucun incompatibilité ou interdiction
qui ne limite l’accès à devenir associé d’une
SARL. Toutefois, ces personnes ne pourront pas être gérant.
Attention cependant : la société ne doit pas avoir pour but
de permettre
à l’interdit, de contourner l’interdiction dont il est
frappé. Dans ce cas, la SARL sera considérée comme frauduleuse
et serait nulle.
Mineur, et associé
en curatelle.
Le mineur émancipé, peut librement être associé
dans une SARL (s’il ne l’est pas, c’est son représentant
qui fera la souscription pour lui, mais à son nom), ainsi qu’un
majeur placé sous sauvegarde de la justice. Un majeur en tutelle est
dans la même situation que le mineur non émancipé émancipé,
c’est donc son tuteur qui souscrira pour lui, les achats ou vente des
parts sociales.
Le majeur en curatelle est frappé d’interdiction. c’est
donc son tuteur qui peut faire les souscriptions en son nom, mais seulement
avec l’accord du juge, sur avis du médecin traitant qui determine
certains actes que la personne en curatelle aura la possibité de faire
seule (article 511 du Code civil).
Objet de la
société.
L’objet social détermine l’activité poursuivie.
La SARL (à capital fixe ou à capital variable) a toujours un
caractère commercial (même en cas d’exercice d’une
activité civile). Même si, au départ on connaît
l’activité principale, il est rare que l’on puisse déterminer
de façon précise son développement futur. Aussi est-il
important lors de la rédaction des statuts de ne pas limiter le but
de la société.
Siège
social.
Le siège social est l’adresse officielle de l’établissement
principal, celle où la société recevra toutes ses correspondances
(fiscales, sociales, commerciales...). Elle représente le domicile
de la société.
Au démarrage de la société, si les finances ne permettent
pas de louer un bureau ou un local commercial, on peut établir le
siège social de sa société chez soi ou dans une autre
entreprise (gratuitement ou à titre onéreux) pour une durée
de 5 ans.
Après ce délai, il sera nécessaire de louer
un local et de produire un bail commercial au tribunal de commerce (au risque,
en cas de non respect, de voir la société dissoute. Néanmoins,
aucun cas de dissolution ne semble avoir été exécuté jusqu'à
ce jour !).
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EURL |
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s/ ILES VIERGES |
Gérance
de la société.
La gérance est assurée par une personne physique. Il peut y avoir
plusieurs gérants ; leur nombre est librement fixé dans les statuts.
Le (ou les) gérant peut être ou non associé. Tout comme il
peut être ou non, salarié. Aucune limite d’âge n’est
impartie pour assumer les fonctions du gérant de SARL. A titre exceptionnel,
une telle limite peut être spécifiée dans les statuts.
• Qui peut devenir gérant
?
- Toute personne majeure de nationalité française (étrangers
voir plus loin...) non frappée d’incapacité ou d’interdiction
de gérer par un tribunal, ni appartenant aux professions interdites en
SARL.
- Le mineur émancipé,
- Deux époux. Ils peuvent seuls ou avec d’autres personnes, être
associés dans une même société et participer ensemble
ou non à la gestion sociale (code civil - article 1832-1).
En ce qui concerne les étrangers, les gérants (uniquement) doivent
être titulaire d’une carte de commerçant (à demander
à la préfecture du lieu du siège social). Sur cette
carte, il devra être porté la mention de : “gérant
de société”, ainsi que la nature, le siège social
et l’objet de la société. Sont dispensés de
cette carte : les étrangers titulaires de la carte de “résidents” (ordonnance
n° 45-2658 du 2/11/1945 modifiée par la loi n° 84-622 du
17/7/84).
Peuvent obtenir cette carte “résident étranger”, les
personnes justifiant d’une résidence non interrompue depuis au moins
3 ans en France.
Sont également dispensés de la carte de commerçant : les
ressortissants des pays suivants :
Vallée d’Andorre et Principauté
de Monaco ; les Etats membres de la Communauté Economique Européenne.
D’autres ressortissants étrangers tout en étant tenus d’avoir
la carte de commerçants, peuvent exercer les fonctions de gérant
d’une société en France facilement, puisque cette carte ne
peut leur être refusée (en principe ! Toutefois, il convient d’être
très prudent et se renseigner au dernier moment auprès de votre
Centre des Formatités (C.F.E) pour les changements qui auraient pu intervenir
très récemment. Il s’agit des états du Congo, la République
Centrafricaine, Les Etats-Unis, la République du Mali, du Gabon, du Sénégal,
du Togo, et la Confédération Helvétique.
Gérance minoritaire, majoritaire ou égalitaire.
Si le gérant possède 51 % et plus des parts, on dit que la gérance
est majoritaire. Au niveau de la couverture sociale, le gérant majoritaire
ne peut être salarié sous aucun prétexte. Il sera considéré
comme un commerçant (le régime est donc moins intéressant)
et devra payer des charges sociales même s’il n’a pas
de revenus. Si le gérant détient 50% des parts, il sera égalitaire,
et minoritaire s’il détient moins de 50% des parts.
Notons que le gérant égalitaire ou minoritaire peut être
salarié de l’entreprise et bénéficier des mêmes
garanties et congés payés que les autres salariés. A cela,
une condition : le gérant doit exercer au sein de l’entreprise un
emploi réel (avec un contrat de travail) qui n’a rien à
voir avec la gestion de la société (puisque c’est son
rôle premier).
Exemple : une société qui vend et entretient du matériel
informatique peut salarier son gérant en qualité de “technicien
dépanneur”mais pas en tant que gérant.
• Pluralité de gérants
S’il existe plusieurs gérants, la majorité ou minorité
se calcule en additionnant toutes les parts des gérants. Si l’addition
fait basculer le nombre des parts à plus de 50%, chaque gérant
devient majoritaire, même si chacun a moins de 50% des parts individuellement.
Exemple : un gérant possède 20% des parts et le second, 31% ; à eux
deux, ils détiennent 51%. Chacun d’entre eux sera donc considéré comme
gérant majoritaire et ne bénéficiera pas de la protection
sociale des salariés.
• Pouvoir des gérants.
Le gérant a les pouvoirs les plus étendus, dans tous ses rapports
avec des tiers, pour agir, quelles que soient les circonstances au nom de la
société, sous réserve des pouvoirs que la loi attribue expressément
aux associés.
Les charges
sociales à payer
Contrairement aux artisans et entrepreneurs individuels, il n'y a aucune
charge sociale à payer s'il n'y a aucun salaire de versé (aucune
cotisation minimale à la condition qu'aucun associé soit majoritaire).
Un associé ayant 50 % ou moins de 50 % des parts ne paiera donc pas
de charges sociales s'il n'a pas de salaire.
Dès l'instant où un salaire sera versé, on devra payer
des charges. A titre indicatif, comptez une moyenne de 72 % sur de charges
les salaires nets (tout compris : charges patronales et salariales, retraite,
chômage, maladie, etc... ainsi que la taxe sur les salaires (annuelle),
taxe d'apprentissage qui vous sera réclamée à la fin
de l'année seulement, etc...). Ainsi, pour un salaire net de
1.000 euros, vous aurez à régler 720 euros (vous devrez donc
disposer d'une trésorerie de 1.720 euros).
Deux cas particuliers qui se rencontrent fréquemment :
1- Société entre époux.
Vous créez une SARL (à capital variable ou à capital
fixe) entre mari et femme, et possédez chacun 50 % des parts. Il faut
savoir que les parts s'additionnent. Les deux associés sont dans ce
cas considérés comme majoritaires (et donc, paiement de charges
sociales pour tous les deux, comme pour une entreprise individuelle ou artisanale,
même si aucun salaire n'est versé). En revanche, si la société
est composée de trois personnes, soit un associé extérieur
qui posséderait au maximum 50 % et les deux époux dont les
parts additionnées ne dépasseraient pas non plus 50 %, tout
va pour le mieux. Pas de charges sociales si pas de salaires.
2- Il existe plusieurs gérants.
Même cas de figure pour la gérance. S'il existe plusieurs gérants,
les parts de chacun d'eux doivent être additionnées. Si ce total
est supérieur à 50 %, la gérance est majoritaire et
chaque gérant devra payer des cotisations sociales même s'il
n'y a aucun salaire versé.
Les autres
frais fixes...
En dehors des charges sociales, variables selon les salaires, il faut savoir
que deux types d'impôts fixes seront aussi à prévoir
dès le démarrage de l'activité (même si ces derniers
ne vous sont réclamés qu'à la fin de l'année.
1- Impôts sur les sociétés (IFA = Impôts
Forfaitaires Annuels).
Auparavent, que vous produisiez ou pas des bénéfices, un impôt
minimum était à payer (même en cas de pertes). Cet impôt
(IFA) est supprimé pour les sociétés réalisant
moins de 76.000 euros de chiffre d'affaires (barême dans la rubrique
"questions-réponses").
2- Taxe professionnelle.
La taxe professionnelle est compliquée à calculer. A titre
indicatif, elle est constituée d'une taxe de 16 % sur le montant des
salaires et 18 % sur le montant des investissements. Elle vous sera réclamée
une fois par an. (si votre activité est essentiellement l'édition
ou la presse, vous serez exonéré de cet impôt). Prévoyez
un minimum de 500 à 700 euros.
Livres
réglementaires
à faire
parapher.
Quatre livres sont obligatoires :
- le livre d’assemblée (un simple cahier ou un classeur dont
on numérotera les pages recto uniquement suffit),
- le livre inventaire,
- le registre du personnel, sur lequel seront inscrits le personnel salarié
- le journal général.
Ces documents sont en vente dans la plupart des librairies-papeteries.
Depuis janvier 2002, il n’est plus obligatoire de faire parapher les
livres de compte, auprès du Greffe du tribunal du commerce.
Comptabilité.
Il n’y a aucune obligation de passer par un comptable, ni par un expert-comptable
pour tenir la comptabilité de la société, pas plus que
pour en établir le bilan... Cependant, à chacun son métier.
L’emploi d’un comptable ou cabinet indépendant est un
très bon investissement. Il saura toujours vous conseiller utilement,
et s’occupera en principe des diverses déclarations aux administrations.
Nous vous conseillons vivement de vous rapprocher d’un tel professionnel.
Bien des erreurs seront ainsi évitées.
Le recours à un commissaire aux comptes n’est obligatoire que
si deux des trois critères suivants sont atteints (janvier 2007) :
- le montant total du bilan atteint 1.550.000 euros.
- le montant net du Chiffre d’Affaires atteint 3.100.000 euros
- le nombre moyen de salariés permanents atteint 50 personnes.
La nomination d’un commissaire aux comptes peut aussi être demandée
par le tribunal, ou en justice par un ou plusieurs associés représentant
au moins le dixième du capital (ce dernier point est important à
connaître et à prendre en compte, si vous devez vous associer
avec des personnes que vous connaissez peu...).
Autres infos.
• http://www.sarleurl.com
• http://www.montermonentreprise.com
• http://www.gerantdesociete.com
Pour créer vous-même
votre
société...
Vous pouvez, grâce au "Dossier juridique de création" que nous éditons, monter vous-même votre société (SARL ou EURL à capital fixe ou variable), en quelques heures. Edité depuis de nombreuses années (23 ans, une référence en la matière !), cet outil de travail vous permet sans aucunes connaissances, de monter votre structure.
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société, et même si vous ny connaissez rien, ne
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vous allez constituer vous même votre entreprise, simplement, sans
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Pas besoin d'autres intermédiaires non plus.
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étrangers). Des blancs sont prévus pour les adapter à
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Ainsi, sans vous déplacer vous disposez d'un véritable outil
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On peut le
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